|
CONSEIL REGIONAL du 25 Septembre 2009
Intervention de M. Alphonse Cacciaguerra (Groupe UMP)
Nous venons de recevoir de la Région, le Procès-Verbal Officiel de la Séance Publique de l’Assemblée Régionale tenue le 25 septembre 2009, ce qui nous permet de rendre compte de l’intervention de Monsieur CACCIAGUERRA à cette occasion.
Extrait du PV de séance :
« M. le PRESIDENT, mes chers collègues, Mesdames et Messieurs,
la lecture du document relatif au Plan Climat que vous proposez, confIrme les déclarations incantatoires dès lors qu’il s’agit du réchauffement de la planète, et ce n’est certainement pas dans cet hémicycle que nous allons résoudre ensemble le problème du changement climatique.
Par contre, je m’associe à ce que vient de dire Michel MOYNIER sur les changements individuels, puisque, effectivement M. le PRESIDENT, vous avez été un négationniste convaincu et très péremptoire en ce qui concerne la thèse du réchauffement climatique. Quand on apprend que quelques dixièmes de degrés d’élévation de température des océans entraînent une augmentation du niveau de la mer de quelques mètres, on se pose des questions à propos d’Odysseum quant à son futur…
En observant attentivement la liste des actions proposées dans votre document, il en est une qui donne l’occasion à notre groupe de proposer à cette assemblée un vrai projet concret typiquement régional. Il s’agit du rapport « AQUA DOMITIA » et de l’extension du réseau hydraulique régional correspondant.
Certes, mes chers collègues, nous sommes tous d’accord pour soutenir le développement de l’arborescence des réseaux de distribution d’eau afin de sécuriser l’approvisionnement sur l’ensemble du territoire régional, car il s’agit plus que jamais d’un enjeu décisif. Encore faut-il que l’eau distribuée obéisse à une qualité durable, c’est-à-dire compatible avec l’alimentation humaine et par conséquent avec la survie des consommateurs. Dans ce contexte, on peut imaginer que le refus du gouvernement de Catalogne de recevoir l’eau du Bas Rhône pourrait constituer une opportunité pour le Languedoc-Roussillon. En effet, nos voisins Catalans ont opté pour un processus de dessalinisation de l’eau de mer, qui est connu, et nous allons donc garder pour nous l’eau du Bas Rhône dont une partie est délivrée pour la consommation humaine, notamment à Montpellier. Il me paraît important d’évoquer ce cas concret pour étayer positivement notre proposition qui n’a rien de politicienne, et vous le constaterez dans un instant.
Il se trouve que les analyses physico-chimiques de l’eau du Bas Rhône confirment la présence dans cette eau d’espèces ioniques toxiques. Certes, elles sont à l’état de traces infimes, néanmoins, elles obéissent au phénomène de bio-accumulation. En d’autres termes, 1 000 verres d’eau consommés par le même citoyen au fil du temps sont plus dangereux qu’un seul verre d’eau. Quoi qu’il en soit et pour être bref, nous vous recommandons, M. le PRESIDENT, d’entreprendre dans les meilleurs délais, de même que les Espagnols vont procéder à la construction d’usines de dessalinisation, d’entreprendre en Languedoc-Roussillon la réalisation d’une ou plusieurs unités de déionisation de l’eau du Rhône lorsqu’elle est destinée à la consommation humaine.
C’est un enjeu essentiel pour la santé publique et je vous rappelle que pour un tel projet des compétences existent en Languedoc-Roussillon, notamment au niveau de la « Maison des Sciences de l’Eau » que la précédente majorité a promue et inaugurée. Cela vous permettrait de donner à l’eau du Bas Rhône le label « Sud de France ». Par contre, vous ne pourrez pas le donner à l’usine de méthanisation Améthyste Garosud de Montpellier… »
Alphonse CACCIAGUERRA
(Documents publiés par le Sénat sur son site) Voir annexe 1 LES ALIMENTS DU MILIEU AQUATIQUE Voir annexe 2
LES REJETS DES MÉTAUX LOURDS DANS L'EAU
|